FESTIVAL whOOpee!



Art performances et petites formes

En avril au Satellite Brindeau, c’est le festival whOOpee!, festival de la performance artistique et des petites formes, qui s’appuiera cette année sur l’exposition « …art est un travail est un art… »

Vendredi 17 avril

19h30 // Ouverture du festival sur l’exposition L’ART est un TRAVAIL est un ART… // salle d’exposition
Pour cette exposition de printemps, le Satellite Brindeau poursuit son exploration de la thématique de la matière. Elle présente différentes propositions de la vision de l’artiste sur le monde du travail. Des œuvres de travailleurs qui se posent la question de l’art côtoient les œuvres où l’artiste se pose la question du travail. En parallèle sont associées des vidéos, en réponse à ces questions : Être artiste est-ce un travail ? Pour l’employé produisant une œuvre, est-ce de l’art ?

[aRbajt]

20h // 10 mn // hall d’accueil

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Performance d’Arnaud Caquelard

Mon travail :
Il m’arrive de m’imposer des processus de réalisation proche du monde du travail et de sa « pénibilité », en l’occurrence dû à la répétition de gestes, d’actions. Cela correspond à une forme d’enfermement qui peut aussi bien être rassurante qu’inquiétante.
Ce qui me permet de m’évader est le côté absurde qui en résulte, puisque ma démarche sert à la réalisation d’une œuvre (ou le FAIRE a donc parfois autant d’importance que le RENDU FINAL) et non d’une tâche administrative ou bien industrielle œuvrant pour le « quelque chose d’utile ».
Être dans une certaine forme d’absurdité, se plongeant dans le quotidien de nombre d’individus mais avec une tâche au demeurant inutile. Je procède au découpage en bon et dû forme de chambres à air dans le sens de la longueur, formant deux tas bien distincts « avant/après ». Les ustensiles sont apparents et même mis en évidence. Ce processus a commencé il y a 5 ans à titre expérimental et je le poursuis actuellement dans le cadre d’un projet scénographique.
Cette œuvre est donc une étape de mon travail puisque le résultat fera parti d’un autre projet. Je déplace et simplifie mon espace de travail dans le lieu d’exposition.

100M

20h20 // 27 mn // salle de spectacle

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Performance de Sandrine Lascaux et Guillaume Gargaud, avec fil de soie et humain
Tisse
Travaille
Image graphique du monde
va et vient, vaine croissance
Toi, pur, humble, monotone, pauvre
Planté face aux choses polies
des plaies, de vieux écrits cousus et rapiécés

Les Corps Mous #1

 21h // salle de spectacle // 40mn

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performance dansée
conception : Vincent Lacoste
son : Christophe Séchet
avec : Mathias Dou
par Le Relais/Groupe Expir (Le Catelier – 76)
www.groupexpir.fr et www.le-relais-theatre.fr

J’ai souhaité réfléchir à une notion qui s’oppose à la dureté de notre temps, qui ouvre à des changements possibles d’états et de façon d’être, de se comporter. Je me suis interrogé sur les matières qui nous entourent, et j’ai trouvé dans la mollesse cette générosité et cet alanguissement qui touchent l’être dans sa vérité, physique, psychique, politique.
Vincent Lacoste

Première étape d’un projet chorégraphique sur la matière, cette performance est une exploration de la notion ambivalente du Mou. C’est une invitation aux surprises de la métamorphose et de la transformation.
Un danseur au travail, seul, traverse un espace en creux. Mis en mouvement par un jeu de vides et de pleins, il invente un rapport à l’espace, à son anatomie, et franchit peu à peu les limites de l’(a)normalité.
L’univers qui l’entoure est essentiellement sonore, bruits ou musiques dont l’éventuelle stridence se répercute sans effet dans un monde où toute violence est assourdie, comme absorbée.

Une femme n’est pas une femme

22h // salle de spectacle

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performance féministe non essentialiste de Pascal Lièvre, création 2015
Simone de Beauvoir versus Jean-luc Godard activé par Pascal Lièvre
où il s’agira de détruire un symbole essentialiste.

Pascal Lièvre est un artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Paris. Depuis une quinzaine d’années, par la peinture, la photographie, la vidéo, la conception d’installations et la performance, Pascal Lièvre orchestre le télescopage de registres culturels par un travail radical d’hybridation et d’appropriation. Si le travail de l’artiste est politique, ce n’est ni au sens d’un militantisme esthétique, ni au sens d’une instrumentalisation des œuvres. C’est bien plutôt par un questionnement incessant, répété, asséné, des ressorts de la culture dominante, qu’il entend faire émerger la possibilité d’une émancipation par l’art. Le champ politique pour medium, le peuple pour objet et, à travers eux, l’intérêt démocratique pour finalité, le plasticien ancre son propos dans la sphère de la chose publique et l’économie des représentations collectives. Déconstruire le spectacle social, quitte à lui rendre son statut de comédie, prend la forme d’un détournement, d’un dédoublement parodique du patrimoine visuel commun.

 Pot de fin et petites conversations à l’issue de la soirée

Samedi 18 avril 2015

14h30 – 17h30
Visite complice de l’exposition L’ART est un TRAVAIL est un ART… en présence d’artistes (gratuit)

 17h30
goûter participatif

 18h – suite du festival

[aRbajt]

18h // hall d’accueil // 10mn
Performance d’Arnaud Caquelard

In progress 

18h15 // salle d’exposition // 15 mn

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Performance du contremaître et sa contremaîtresse
Faire, défaire, refaire, souffler et recommencer.
Une pantomime dégingandée de nos deux excentriques aventureux,exploration d’un acte qui trouvera sa juste mesure dans la répétition, aussi absurde soit elle, pour enfin ressentir le progrès, la félicité.

Petite conversation sur l’art et le travail

18h30 // salle de spectacle

menée par Frédéric Tran, psychologue du travail
Intervenantes :
Brigitte Kucera-Fleury, artiste plasticienne, conseillère en insertion professionnelle, ancienne rédactrice en chef de Graphic Arts Magazine
Brigitte Ledoigt, médecin du travail

Si la question du travail est aujourd’hui un sujet de préoccupation dans notre société, doit-on pour autant en déduire que celui-ci se résume à une longue liste de plaintes et de souffrance ? L’art serait-il le joyeux revers de la médaille, la source d’épanouissement de l’homme ? Rien n’est moins sûr. D’ailleurs, est-il bien utile d’opposer art et travail ? À l’épreuve du réel, la créativité s’installe dans le quotidien de certains professionnels, tandis que des artistes mettent leurs talents et savoir-faire au service d’une production strictement alimentaire. Le monde du travail invite l’artiste à participer au fonctionnement de l’entreprise pendant que de grands industriels investissent la sphère artistique transformée en vitrine de luxe. Bien d’autres options existent et empêchent tout jugement définitif.

Et ne faut-il pas se réjouir de cette diversité des possibles qui nous permet de penser (ou repenser) l’art AVEC le travail ?

Culte Culture 

20h // salle de spectacle // 30 mn

DUEX web

performance de DUEX la horde (Poisson Pirate Production)
www.toutcontre.com
Les visages charbonneux, les mains sales, le corps ruisselant, la horde vous propose un voyage les mains dans la terre.
Ces personnages venus du fond des âges vont devoir gagner leur part du gâteau.
« Qui est oisif en sa jeunesse, peinera dans sa vieillesse ».
Une performance opéra sur la semaille et le dur labeur,
Sur le souffle coupé par cette volonté de Culture, coûte que coûte.
Et comme l’on dit encore: « Les mains noires font manger le pain blanc »…

Pot de fin et petites conversations à l’issue de la soirée

[box type= »info » style= »rounded »]Horaires : vendredi 17 avril à partir de 19h30, samedi 18 avril à partir de 14h30. Tarifs pour une journée : 8 €/6 € tarif réduit Pour les deux jours : 12 €/10 € tarif réduit[/box]

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