« Confiseurs sans relâche » – exposition collective


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« Confiseurs sans relâche »

Exposition collective du 3 mai au 29 juin

affiche de l'exposition

Affiche de l’exposition « Confiseurs sans relâche »

Après l’exposition de Nicolas Chaigneau, sa résidence au Satellite Brindeau lui ouvre de nouveaux horizons. Il convoque des amis artistes à un (re-)vernissage le 3 mai pour une exposition collective.
L’espace du Satellite va être investi par des œuvres de Nicolas Delmas (jeune diplômé de l’ESADHaR), Sébastien Montéro (artiste et enseignant à l’ESADHaR), mais également par le duo incontournable de performeurs, le Contremaître et sa Contremaîtresse.

Le monde de l’art est aujourd’hui assez large pour y faire rentrer ce que l’on veut. Le matin, quand je choisis la couleur de mon slip dans l’armoire, je fais un geste artistique, je pourrais partager ce geste en faisant une vidéo, des tirages photos, et ces images pourraient atterrir dans une galerie légitimement.
Je me sens usurpateur dans ce monde que j’ai intégré il y a moins d’une dizaine d’années. Je considère que n’importe qui peut intégrer le monde de l’art et je m’y suis introduit faute d’avoir trouvé ma place autre part. C’est pour cela que je m’intéresse à des individus funambules qui frôlent l’imposture.
En me plongeant dans l’univers des sosies et de la voyance, j’explore l’idée que le spectateur accepte la supercherie, accepte de croire à l’incroyable, comme lorsque vous allez voir un spectacle de magie.
Nicolas Delmas, 2013

 

Le marbre produit ainsi

Le Nutella ça colle, quand on s’en débarrasse ici, il revient ailleurs. Au moment d’en arrêter la consommation, ma part de Nutella est venue s’agglutiner, s’en prendre à des objets jouant ou ayant joué un rôle dans mon parcours. Dernièrement, des penchants aussi simples que le bonheur ou la tristesse auraient pu tenter de nommer chacun des membres de cette rencontre, mais lequel, du solide ou du visqueux, aurait mieux porté l’un ou l’autre de ces états. Il faut parier, selon l’effet marbré du gâteau, que la variété des marbrures renvoie à l’énormité du potentiel plutôt qu’au simple phénomène d’une addition de composants.
Ce qui est certain, au-delà des volontés de signature1, c’est que depuis mon premier nappage en décembre 20102, s’il m’est encore possible d’envisager une invitation à exposer sans l’ouverture d’au moins un pot (ce qui ne suffit jamais…), c’est toujours assez difficile – à croire qu’on n’est pas addict au Nutella mais que le Nutella est l’addiction même.
Pour cette nouvelle occasion (la cinquième) de rendre à cette matière son pouvoir, qui résonne pour moi assez justement avec la peinture de Nicolas Chaigneau, j’ai décidé d’étouffer entièrement les objets, c’est ainsi le Nutella qui se retrouve fourré mais en apparence entièrement responsable de l’aspect général. Pour le flottement, je crois qu’il appréciera l’apesanteur…
Sébastien Montéro – Le marbre produit ainsi, 2013

1 Voir www.tusaislartiste.blogspot.com

2 Une hache, à l’occasion d’une invitation suisse au Havre pour les deux volets de l’exposition « Miroir magique » (Hôpital Pierre Janet/ICI) – Aurélien Collas, Samson Guyomard.

 

Le Satellite et moi

 Depuis ma participation en mars 2012 à l’exposition collective  « Portraits » au Satellite Brindeau, ma production picturale s’est intensifiée. Cette exposition m’a permis de rencontrer d’autres artistes dont Jérôme le Goff  qui n’a cessé de me suivre et de m’encourager, m’aidant à prendre confiance en moi.
Grâce à cela, j’ai démarché différentes galeries à Paris et l’une d’entre elles, la Galerie REC quartier du Marais Paris 3e m’a ouvert ses portes pour une exposition personnelle en juin 2012. Après cette belle expérience, sachant que le Satellite Brindeau accueille des artistes Hauts-Normands en résidence, j’ai postulé pour en faire partie.
Là, je m’y sens bien. L’inspiration et les conditions de travail sont différentes que dans mon atelier : le partage, les idées, les échanges y sont plus riches. De nouvelles opportunités s’ouvrent à moi, comme la vidéo dans laquelle je peins ce grand cercle en bois jusqu’à épuisement. L’accueil du public, lors de nos différentes rencontres mais surtout pendant la visite « complice », est à chaque fois un grand moment d’émotions : les gens s’intéressent à ma façon de faire, à mon fonctionnement dans l’atelier.
Je pense que ma relation avec le Satellite et son équipe n’en est encore qu’à son début. De nouveaux projets sont à venir…
Nicolas Chaigneau, 2013

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(re-)vernissage le vendredi 3 mai à 18h30, suivi d’une soirée thématique performative à 19h30
visite complice le samedi 22 juin 2013 à 15h

 

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